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Grosse Boîte

L'étrange pays

by Jean Leloup

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1.
02:02
Sur le sentier perdu Sont les pas disparus Des amitiés déçues Et des espoirs déchus Le ciel nous a trahis Nous ne sommes plus d’ici J’ai la gueule de bois Dit-elle encore une fois Connaissez-vous le pont De l’île de l’oubli Où on circule en rond Au milieu des néons En attendant le pire S’il est encore à venir Et je ne sais que faire Depuis que le malheur M’a déchiré le cœur La honte qui m’enterre M’a faussé le sourire Et je ne peux plus fuir Et c’est bien ça le pire Et c’est bien ça le pire Un jour quelqu’un voudra M’indiquer le sous-bois Où brillent les couleurs D’automne sur mon cœur C’est vrai que passe le temps Mais il me semble pourtant Que j’étais sur la Terre Que c’était important Quand un simple mortel Contemple l’éternel Lequel est le plus grand Répondez maintenant Ils errent dans les rues Mes espoirs sans issue Sur le sentier perdu Mes pas ont disparu
2.
Nous étions à la guerre Et quand tout fut fini Nos cœurs s’étaient enfuis Dans l’étrange pays Où brille la lumière Dans les morceaux de verre Au palais des miroirs Qui jonchent les trottoirs Quel étrange pays On aime et on oublie «Quel étrange pays» Dit l’homme à tête de chien Mannequins de vitrine Accoudés aux comptoirs Sur les amphétamines Ou tout simplement hagards Les âmes qui espèrent Sont comme des lampadaires Les rêves qui les brisent Sont leurs douces friandises «On ne sait pas pourquoi On ne se souvient pas De l’étrange pays On aime et on oublie» Dit l’homme à tête de chien Sous la lune du destin L’araignée du matin T’enlève ton chagrin En attendant que le soir L’araignée espoir Te fasse perdre la mémoire Au bout d’un long couloir Une femme maquillée Qui fonce dans la nuit Dérape sur la vie S’écrase sur l’ennui Et vole en éclats La vitre de l’auto La fête tombe à plat Plantée dans un poteau Son corps éparpillé rêve encore çà et là Ses souvenirs à la fois Sont à plusieurs endroits «Et pin-pon les sirènes Pourvu qu’on me comprenne Quand je dirai ce que je pense Au bar de l’insolence! » Dit l’homme à tête de chien Sous la lune du destin L’araignée du matin T’enlève ton chagrin En attendant que le soir L’araignée espoir Te fasse perdre la mémoire Au bout d’un long couloir Le réservoir d’essence Qui fuit sous l’ambulance Arrive l’imprudence Une cigarette qui danse Et tout explose au ralenti Dans la voûte infinie Les néons du paradis Font des couleurs si jolies Dans l’étrange pays On aime et on oublie Dans l’étrange pays De l’homme à tête de chien Sous la lune du destin L’araignée du matin T’enlève ton chagrin En attendant que le soir L’araignée espoir Te fasse perdre la mémoire Et bip-bip les antennes Des cellulaires en peine En attendant la mention “j’aime” De vos faces de carême Et bling-bling brillent les chaînes Des pimps et des mécènes En attendant la mention “j’aime” De vos faces de carême Et bling-bling brillent les chaînes Des pimps et des mécènes Pourvu que la descente À la hauteur de vos attentes De la fête sanglante
3.
Sur un mur blanc fleurit le grand rosier Le ciel est bleu en bouquets éclatants J’ai parcouru les forêts hors du temps Mais je ne l’ai jamais trouvé Rien à perdre ou à gagner Rien à prendre ou à laisser Ô mon enfance et tes espoirs géants Où sont passées tes roses en fleurs Fané mon cœur ton amour qui se meurt Ne reste plus que le rosier-douleur Fané mon cœur ton amour qui se meurt Ne reste plus que le rosier-douleur
4.
C’est la nuit l’ouragan Dans le glacial orage Sur la plaine sans nom Le vent froid en bâillon Un homme sans visage Recouvert de haillons Se déplace à grands pas Vers l’unique maison Il arrive à la porte Frappe un coup et puis dix Mais personne ne vient Non personne ne vient Dans le noir un éclair Une ombre qui se glisse Au bout d’un grand fusil Une voix qui lui dit «Passe ton chemin Nous te connaissons bien Et meurs parmi les pierres Nous ferons tes prières» Le mépris est puissant Il nourrit l’indigent Ce repli dans la terre Sera mon lit gelé Ce matelas de fougères Sur les ronces mouillées Baldaquin de l’enfer Sous les coups de tonnerre Si demain je survis Je deviendrai voleur Fini l’hypocrisie Juré sur mon honneur Dieu décide du temps Moi je claque des dents Soyons directs et francs Donne-moi ton argent «Passe ton chemin Nous te connaissons bien Et meurs parmi les pierres nous ferons tes prières» Le matin qui se tisse Dans un long grognement Un immense bâtard Moitié chien moitié loup Rempli de cicatrices Et de tiques et de poux Dort à griffes fermées Sur l’homme et sa guitare Mon héros, mon ami Que fais-tu donc ici Tu m’as sauvé la vie Tu m’as sauvé la vie « Je t’ai vu dans ce trou Et j’ai pitié des fous Gratte-moi donc le cou Je t’ai vu et c’est tout » Nous irons vers le nord Libérer les esclaves Nous irons sur le bord Des volcans de la mort Où les restes des braves Sont l’unique trésor Sur les falaises d’or Nous irons vers le nord Libérer les esclaves Nous irons sur le bord Des volcans de la mort Où les restes des braves Sont l’unique trésor Sur les falaises d’or Et quand viendra le soir Tu prendras ta guitare En l’honneur de ce jour Où tu quittas la cour Et quand viendra le soir Tu prendras ta guitare En l’honneur de l’amour «Passe ton chemin Nous te connaissons bien Et meurs parmi les pierres Nous ferons tes prières»
5.
02:47
Passent les jours sous la fenêtre du temps Meurent les vieux et naissent les enfants Chacun son tour et tout le monde en rang Dit le temps dans son fauteuil roulant Dit le temps Je suis témoin et c’est un fait certain Les uns possèdent les autres se succèdent C’est l’enfer depuis toujours sur la Terre Dit le temps dans son fauteuil roulant Mais dans l’armoire le squelette en a marre Il y a tant de mensonges qui rongent dans le noir «Oh! Le temps dans ton fauteuil roulant Dis-moi c’est quand que je sors du placard? » « Attends encore » dit le temps, «pas maintenant» Fais le mort tu seras inquiétant! Mais quand l’heure arrivera Je te promets ma foi Un immense feu de joie Qui couvrira les toits Toute la vérité Au grand jour exposée Et on t’applaudira Et gloire à toi Oh! Le temps j’ai hâte tellement Dis-moi c’est quand ça fait tellement longtemps « Attends encore » dit le temps, «pas maintenant» « Fais le mort tu seras inquiétant » Ne pas réveiller les morts est tout l’art du temps qui dort
6.
Où sont mes amis perdus Où sont mes rêves oubliés Au couloir des sans issue Parmi tous les macchabées Suis-je le seul rescapé Autour des îles, naufrage Il y a eu remue-ménage Les lettres qu’on a reçues Les pages qu’on n’a pas eues Suis-je le seul survivant Suis-je mort suis-je vivant Il faudrait un témoignage Un médaillon sur la plage Une photo de moi enfant Une photo de moi enfant J’attends les goélands Ils ont tout vu assurément J’attends les goélands Qui me diront si j’ai vécu réellement Où sont mes amis perdus À la salle des sans issue J’ai sauté dans tous les trains Sans demander mon chemin Existe-t-il pour l’instant Ce registre des absents Rien ne servira pourtant De rester le cœur en sang En prière sur la terre Des milliards d’éphémères Des lucioles en lumière J’attends les goélands Ils ont tout vu assurément J’attends à la frontière Entre le rien et l’univers J’attends les goélands Qui me diront si j’ai vécu réellement Et rien ne pourra me consoler Du froid rien que l’oubli À la salle des pas Qui continuent sans moi Sans savoir qui je suis Et rien ne pourra me consoler Du froid rien que l’oubli À la salle des pas Qui continuent sans moi Sans savoir qui je suis J’attends à la frontière Entre le rien et l’univers J’attends les goélands J’attends les pieds devant J’attends les goéland
7.
Boulevard des rêves brisés Chacun de son côté Serrant son petit soulier Où l’oiseau affolé Est tout écartelé Sors-moi de prison Sors-moi de cette façon D’enfermer les papillons Dans le piège à cons… Boulevard des rêves brisés Courage et vérité En étoiles du nord Sont les seuls que j’adore Serrant petit soulier Mon oiseau affolé Comme un petit trésor Qui veille quand je dors Je veille quand il dort Le reste je ne sais Petit oiseau cassé Courage et vérité En étoiles du nord Sont les seuls que j’adore Sont les seuls que j’adore Boulevard des rêves brisés Chacun de son côté Serrant son petit soulier Où l’oiseau affolé Est tout écartelé
8.
02:12
Quand la guerre arrivera Qui de nous s’occupera De l’enfant fou Dont nous prenons tour à tour Soin depuis toujours À tous les jours Qui de vous protègera La dame aux mille fleurs Qui brodait de si grands cœurs Les habits multicolores Pour les fêtes du folklore Elle est si vieille à présent Qui de nous le nourrira Qui de nous l’habillera Notre enfant fou (Instru) Il courait quasi tout nu Chantant dansant dans les rues Ces chansons qui ne sont plus Au quartier des mariages Où les touristes en voyage S’embrassaient paisiblement Avant les évènements… Qui d’entre nous portera Le costume de vautour Au festival de l’amour Dans les calèches fleuries Car les lendemains qui chantent Ne pourront faire oublier Ce souvenir qui nous hante de l’enfant fou Notre enfant disparu
9.
Frappe la vitre si l’oiseau est affolé, ouvre la cage en grand Casse les fenêtres, les oiseaux emprisonnés ne peuvent pas vivre autrement Frappe la vitre si l’oiseau est affolé, ouvre la cage en grand Casse les fenêtres, les oiseaux emprisonnés ne peuvent pas vivre autrement J’ai porté ma guitare toute ma vie durant pour ne pas me mettre en rang Quand arrive l’appel, la belle ribambelle, laisse la case en blanc Frappe la vitre si l’oiseau est affolé, ouvre la cage en grand Casse les fenêtres, les oiseaux emprisonnés ne peuvent pas vivre autrement Et je n’ai pas compris ni le pourquoi ni le comment Les hommes font la guerre et les femmes les enfants Frappe la vitre si l’oiseau est affolé, ouvre la cage en grand Casse les fenêtres, les oiseaux emprisonnés ne peuvent pas vivre autrement Frappe la vitre si l’oiseau est affolé, ouvre la cage en grand Casse les fenêtres, les oiseaux emprisonnés ne peuvent pas vivre autrement Sans commentaire la question monétaire est à l’enfer La toile de ciment sur la dalle de fer le carcan de pierre En temps de paix s’insinue la colère insidieusement Pendant ce temps elle t’attend ta place au firmament Et je n’ai pas compris ni le pourquoi ni le comment Les hommes font la guerre et les femmes les enfants Tourbillonnent les feuilles dans les ruelles au printemps Souffle souffle le vent et s’envolent tes tourments L’espoir est un fou qui rit sans mémoire ni parti pris Tombe tombe la poussière dans son cerveau qui s’enfuit Tourbillonnent les feuilles dans les ruelles au printemps Souffle souffle le vent et s’envolent tes tourments Dis-moi où est le courage sur le pont des colibris Il est parti en voyage sans adresse et sans sursis sans sursis Frappe la vitre si l’oiseau est affolé, ouvre la cage en grand Casse les fenêtres, les oiseaux emprisonnés ne peuvent pas vivre autrement Frappe la vitre si l’oiseau est affolé, ouvre la cage en grand Casse les fenêtres, les oiseaux emprisonnés ne peuvent pas vivre autrement
10.
Au jardin de ma mère Sont les oiseaux tout l’été Au jardin de ma mère Cerises et framboisiers Au jardin de ma mère Vient d’arriver l’hiver Et la lune se lève Comme les heures sont brèves Si beaux les oiseaux rouges de l’hiver Sur les fruits rouges gelés Pleurent, pleurent les tourterelles Au jardin des aquarelles Car ma mère était si belle Je n’arrête pas de pleurer Au jardin de mon père Montagnes et fleuves argentés Si je suis resté si longtemps sur terre Malgré mon infirmité C’est pour que s’accomplisse notre prière Que tout soit réconcilié Et la lune se lève Comme les heures sont brèves Car ta mère était si belle Je n’arrête pas de pleurer Au jardin de ma mère Sont les oiseaux tout l’été Au jardin de ma mère
11.
Et sur l’autoroute De l’aéroport Mille autos autour Rassemblées par amour Cent chevaux sauvages Au ravin des naufrages Écrasés sur les rochers La mer ensanglantée Tes mille peurs - contre mon cœur Mes mille peurs - contre ton cœur Au quai j’ai stoppé Pour te redire adieu Sur la ligne blanche Se sont éteints tes yeux Un visage sans visage Et creuse le fossé Au ravin des naufrages Encore et encore Tes mille peurs - contre mon cœur Tes mille peurs - contre mon cœur Sur la route du retour Rassemblés par amour Cent chevaux sauvages Au ravin des naufrages Noir le ciel — une fleur Quelqu’un qui pleure Encore et encore Encore et encore Tes mille peurs - contre mon cœur Mes mille peurs - contre ton cœur
12.
13.

about

Toutes les chanson ont été jouées live dehors, garanties 100% non formatées, parmi les criquets les geckos les chiens et les chats dans les ruelles, les écureuils, les corbeaux noirs et les pigeons crottés, comme l’indique la pochette, illustration de Yves Archambault.

credits

released May 24, 2019

MATIÈRE

Paroles, guitare et musique – Jean Leloup

TRANSFORMATION DE LA MATIÈRE

Conseils techniques – Richard Perreault, Mario Gaudreau, Paul Delisle,
Eric Lauzon, Alex Sergerie, Gilles Fillion Mad Scientist
Son-mix – Louis Legault au TroubleMakers, Eric Lauzon,
Alex Sergerie au Slamm studio, et Marc Thériault au Lab Mastering

Mastering final – Marc Thériault
Photos – Grégoire Leclerc
Graphisme – Yves Archambault
Production – Roiponpon inc., Les Amours Mortes inc.
Chargé de projets – Les Amours Mortes inc., Mireille Cerato
Coordination – Nathalie Gingras, Yan Bienvenue
Compagnie de disques – Grosse Boîte
Directeur artistique – Eli Bissonnette
Conseillère artistique – Virginia Tangvald
Gardienne de la réserve – Francinne Morin
Transport – Martine Lacombe, Voyages Rose des Vents
Guetteurs – Serge Provençal, Eli Bissonnette, Francinne Morin, Nathalie Gingras

GEAR

Guitare – Gibson L1. Mediator– Maxidug Dugain.
Enregistreurs – AAton-Nagra.
Microphones – Coles, Shoeps, DPA, Royer, Neumann, Telefunken.
Les fils –XLR qui ont transporté le son en voyage sont les best
et ont été créés et fabriqués manuellement par Cables Luna.
Boots – Faites à la main par Mr Edward Green, indestructibles.
Sacs – Cocotte Équipement.
Outils –Victorinox swisstool spirit, Leatherman PST.
Téléphone – Sonim (17 fois dans l’eau, 345 fois tombé, marche encore).
Plumes – Visconti à pompe, indestructible.
Théière – Staub. Thé – Puerh du Yunnan au coin de René-Lévesque et Clark.
Véhicules – Toyota, Land-Rover, Subaru-Vespa.

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Jean Leloup Montréal, Québec

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